Jier JIANG
bio



Trou noir du Savoir:

  1. THE GREAT FLOOD
  2. EVENT HORIZON

works before 2022



portfolio

démarche/presentation



research
selected exhibitions

critiques


Contact:
instagram @jier.jiang
jiangjier0506@gmail.com


©2025 Jier Jiang


JIANG Jier est une artiste transdisciplinaire, née en 1996 à Huzhou, dans la province du Zhejiang, en Chine. Pourtant, son nom actuel, Jiang, ne provient pas de sa lignée d’origine : son grand-père, recueilli par une autre famille lors de son exil pendant la Seconde Guerre mondiale, a perdu le nom paternel, ouvrant une faille dans le récit des origines. Cette faille agit comme un trou noir, niché au cœur de son inconscient, et projette son influence silencieuse sur les thèmes récurrents de son œuvre : l’absence, la mort, l’origine, le temps, l’être et le réel.

De 2020 à 2024, elle a étudié aux Beaux-Arts de Paris, dans un monde traversé par la pandémie et de nouvelles tensions géopolitiques, et y a obtenu son diplôme en 2024. Pendant cette période charnière, à travers la sculpture, l’installation, la photographie, la peinture, le sonore et les dispositifs interactifs, la création artistique de JIANG Jier explore les frontières de l’appréhension du “réel du monde”.

En combinant des matériaux naturels (minéraux, pierres, fossiles, bois) avec des éléments technologiques (images astronomiques, dispositifs électroniques), elle croise des approches issues de la philosophie, de l’astronomie, de la physique, de l’archéologie, de la psychanalyse ou encore de la mythologie, pour développer sa série emblématique Trou noir du Savoir.

Elle cherche à dévoiler, de manière quasi apocalyptique, l’abîme infini entre la représentation du monde et son existence réelle, à travers ce “trou noir” prenant des formes multiples. Par ses œuvres, elle tend à dissoudre les illusions perceptives, symboliques ou culturelles, afin d’approcher un vide fondamental — non comme néant, mais comme ouverture radicale à ce qui échappe à toute forme.

« Par son travail d’une sensibilité redoutable, Jier Jiang désigne les déchirures dans les paravents du réel : faillibilité du discours scientifique, relativisme de l’idée de temps, tromperies du langage, soupçons technologiques… Ces trous noirs, ces questions sans réponses, voilà en fin de compte ce qu’il y a de plus réel. Le propre du discours artistique, c’est de circonscrire ce sur quoi le logos échoue : l’absence, la mort, l’indicible. Faire tomber les paravents, nous placer au bord de l’abîme, et nous laisser le contempler. » —Armand Camphuis